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#7 Eléanore

Oh! Elle adore,
Eléanore,
Ces parterres tendus de pourpre,
Et elle arbore,
Eléanore,
Le carmin qui ses joues empourpre.

Quand elle s’endort,
Eléanore,
Son teint a des airs du levant,
Lors qu’Andorre,
Eléanore,
Reçoit l’or brillant du couchant.

Pour peu qu’elle orre,
Eléanore,
Les gazouillis des oisillons,
Elle se pare d’or,
Eléanore,
Qui brille jusqu’à Châtillon
Et sa Mandore,
Eléanore,
Elle en joue seule dans les ombres,
Torréador,
Eléanore,
De tous ces hommes à la peau sombre.
Un commodore,
Eléanore,
S’en va combler son pauvre cœur,
En thermidor
Eléanore,
Sous les affres de la chaleur.
Lui qu’elle abhorre,
Eléanore,
Libre qu’elle est, et chaloupée !
Au Labrador,
Eléanore,
Il est parti, l’a délaissée.
A son Bandore,
Eléanore,
Qu’elle fait chanter dans les alcôves,
Et au lindor,
Eléanore,
Qui égaie les tentures fauves.
De Messidor,
Eléanore,
Où l’on cueille les fleurs des champs,
Des boutons d’or,
Eléanore,
Des berges de Seine à Pré Mauchamps.
Des verges-d’or,
Eléanore,
A ses poignets entremêlées,
Oh ! Qu’elle adore,
Eléanore,
Que larmes et ambres soient mêlés.
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À propos de Vil Faquin

Vous connaissez la Faquinade ? Non ? Baltringues.

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