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#9 Oh tempora!

Modeleur obséquieux des colonnades grises,
Orfèvre servile d’un palais oublié,
Il s’échine chaque jour au lierre qui frise
A briser, décorer au temps du sablier
Cette immuabilité qui suinte des pierres,
Le rendant éternel aux faux airs d’arrogance.
Ce Goliath d’artifices, de parures vulgaires,
Il s’effrite sous l’art d’Eol, de l’élégance. 

L’inaltérable s’altère quand les racines
Du monde se soulèvent pour lui rompre l’échine
Et que les branches recouvrent à nouveau les tuiles. 
Les galeries abritées s’ombragent au soir
De leur splendeur, des ruines des boudoirs.
Que le temps en sa main ruine même les huiles !
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À propos de Vil Faquin

Vous connaissez la Faquinade ? Non ? Baltringues.

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