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#14 Chiens de Guerre #1 – Furie

Les Chiens de guerre dansaient un ballet mortel, où les armes sifflaient, pareilles à de macabres instruments, une mélodie de mort sur leurs ennemis. Pauvres d’eux. Rien n’étanchait leur soif de vaincre, l’appel de la mort les rendait ses esclaves et toujours ils tranchaient des têtes, arrachant pesamment de longs râles d’agonie, rauques et profonds, à l’adversaire terrifié.

Les lames s’émoussèrent, rendant plus douloureux encore les coups de ces fatals messagers, puis les cieux, jusqu’alors dégagés et éclairant le carnage du rougeoiement du crépuscule, accentuant encore la splendeur rubis de la scène, s’emplirent d’une grêle mortelle qui voila un instant la chiche lumière de cette fin d’après midi. La grêle s’abattit, transperçant les derniers marauds encore en lice.
 Ceux qui, par un malheureux sort du hasard, échappèrent aux épées des chiens de guerre ou à leurs mortels traits s’enfuirent au loin.
Les chiens de guerre reprirent leurs esprits, lorgnèrent le massacre et leurs rêves se dissipèrent comme la brume au-dessus du charnier, poussée par la douce brise d’été qui soufflait désormais sur la prairie, théâtre de la Furie.
 
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À propos de Vil Faquin

Vous connaissez la Faquinade ? Non ? Baltringues.

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