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#22 L’or Noir

(en réponse à ma crise)

Dans le fond de deux orbites nus
Silencieux je les ai aperçues
Deux orbes profondes de charbon
Brillantes comme des diapasons
Deux billes de jais si attractives
Deux promesses, paroles rétives
A ce don d’éternité, amour
Et veulent le montrer sans détour

Captif de ces joyaux noirs et sombres
Je veux m’abandonner dans leurs ombres
Engloutir la cruelle noirceur
Qui mène les assauts de mon cœur
Une nouvelle trop frêle, perdue
Plutôt une belle dans les rues,
De l’Hispanie au Niger, du monde
Suave créature, ma Joconde
Mais la précédente d’affaiblir
Mon doux, mon tendre mon seul Empire
Celui de cet or qu’elle a, l’or noir
Double et puissant, de l’âme miroir
Affronter, confronter, dissuader,
Attraper, assommer, juguler
Cette ferveur qui me rend esclave
De ses yeux, de ce silence slave

Ajout.

[Elle m’absorbe entier dans ses fentes,
M’engloutis dans une errance absente.
J’en viendrais presque à implorer Dieu
Sans elle, celle qui emplit mes cieux.]

Héautontimorouménos #1

 
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À propos de Vil Faquin

Vous connaissez la Faquinade ? Non ? Baltringues.

4 réponses à “#22 L’or Noir

  1. Je comprends que tu l’aimes bien. Il est vraiment beau. 🙂 Tes mots, franchement, c’est magique !

    Aimé par 1 personne

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