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#52 Roi perdu

Mon Alphonse éperdu dans la poudrière des rues
Mon suave amant, mon beau pensant,
Que ne m’as tu enchaînée dans les marées acrées ?
Que ne m’as tu mise en terre, parti seul aux vents amers ?
Ho mon Alphonse éperdu, vois, quand je me tue !

Ma Martine éplorée derrière ton paravent brodé
Ma douce partenaire, je ne suis que missionnaire.

Que ne puis-je l’être, ton roi maudit à tes fenêtres !
Mais me voilà par trop servile, depuis hier j’ai quitté la ville.
Ho ma Martine éplorée, sèche tes nacres dorées.

Mon Alphonse ! Ma Martine ! Je me tue !
De quels sons belliqueux mon oreille est frappée ?
C’est le cri du clairon, c’est la voix du coursier !
Et la corde de sang trempée ?
Oui, elle retentit comme l’épée sur l’Orbe du Bouclier.
Ma Poésie Palatine. Mon Roi Perdu !

Triptyque Royal #3

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À propos de Vil Faquin

Vous connaissez la Faquinade ? Non ? Baltringues.

Une réponse à “#52 Roi perdu

  1. Pingback: #62 Dans des méandres inondés, je gis | L'orbe du Bouclier

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