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#64 Hou(bli)-blon(d)

Dans la beauté endeuillée des tristes mégacités
Au carnaval dix-neuf-cent, à la beauté des sentiments
Dans les rues rousses au point du jour
A la Croix des canuts, aux ouvrages immortels
Vibrent les vies simples dans les passages délabrés
Dans les travées soudaines se taisent les oubliés
Et dans des caveaux bondés ils avalent l’oubli blond

Sous le ciel gris d’un avril en sursit
Entre les murs colorés au crépit rainuré
Et sur les façades rares des ateliers et les odeurs de tartares
Entre les Court-Circuits, les enfants et leurs biscuits
Dans les parcs en cratère et les jardins communautaires
De la fosse des trublions jusqu’aux lumières des maquignons
Où dans des caveaux bondés ils avalent l’oubli blond

Dans les entrailles de la vieille et sa vie au son de la vielle
Sur les pavés de la bourgeoise et sa pédanterie suédoise
Dans les graphes des rues sombres et les alcôves perdues
Sous les collections antiques des quais et des collines
Autour de tables privées, où les dés résonnent et font saliver
Je les regretterai bien un peu, ces Gones fiers et guenilleux
Et dans des caveaux bondés, pour eux, j’avalerai l’oubli blond.

A tous les miens,
dans la Cité des Gaules.

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À propos de Vil Faquin

Vous connaissez la Faquinade ? Non ? Baltringues.

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