Ordo

L’ordre ne s’inverse pas.
A l’heure où s’éveille l’aube
Les séminaristes en aube
Parlent entre eux de leur foi.
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#64 Hou(bli)-blon(d)

Dans la beauté endeuillée des tristes mégacités
Au carnaval dix-neuf-cent, à la beauté des sentiments
Dans les rues rousses au point du jour
A la Croix des canuts, aux ouvrages immortels
Vibrent les vies simples dans les passages délabrés
Dans les travées soudaines se taisent les oubliés
Et dans des caveaux bondés ils avalent l’oubli blond Lire la suite

#62 Dans des méandres inondés, je gis

Une drôle d’aventure dans laquelle je me suis lancé en septembre 2015 :
retracer mon premier mois de chômage dans une
fresque versifiée à raison de cinq vers par jour.
Voici le résultat de cette expérience.

Couleurs mordorées, chaudes et délicieuses,
Qui tombent des nuées, fragrances fiévreuses,
Et m’embrassent. Mon âme leur est acquise
Dès lors, telles des poésies marquises,
Qu’elles azurent mes yeux de leurs miracles.

Car c’est rêveur que je souhaite vivre
Peupler mes songes d’atmosphères cuivres
Et m’envoler sur des sommets perdus
Où je pourrais m’éprendre, tout éperdu,
De leurs gloires fades, leurs rayons oracles. Lire la suite

#61 Une enfance

Allures intestines de provinces oubliées
Sentiers rares, buissonneux qui serpentent ici et là
Ruelles cachottières aux accents familiers
De ces villes ouvrières où croît dru le lilas

Combien de souvenirs ? Et combien de jeux simples ?
Dans nos alcôves, les rires, les cris de la marmaille
Foulant la terre nue, où poussent les simples
Que les vieilles préparent à de vieux pince-maille. Lire la suite

#60 Timeo iram genii malis

« Timeo iram genii malis »
Lisait-on au fronton des vieux temples
« Des mauvais génies, je crains la malice. »
Des mots cachés derrière les bois amples.

Et l’humain s’est retiré au désert
Dans l’agnosie triste, attiré par l’oeil
Rougeoyant de rage, veillant leur misère,
Brûlant tout, la pierre, les troncs et les feuilles. Lire la suite

#58 Bragþáttr Aegirson #8 : Le Viking

Et c’est ainsi que Gahúrd aux cieux éternels
Triomphe encore de Dreyrugr la rebelle
Pour qu’aux côtés du Jarl ils atteignent enfin
Les terres riches et vertes des rois des confins
Et, seul en ces confins, Gahúrd trouve repos
Harrassé par le poids de sa gloire, son fardeau.
Le guerrier aux yeux justes, Gahúrd cieux exaltés,
A conduit dans le feu au fil de son épée
Ses frères et leurs pères et les frères de sa femme
Resplendissants dans la lumière de sa fâme
D’une terre à l’autre, par delà les océans
S’écrit le nom d’Alfgúrdson, héros de céans Lire la suite