#52 Roi perdu

Mon Alphonse éperdu dans la poudrière des rues
Mon suave amant, mon beau pensant,
Que ne m’as tu enchaînée dans les marées acrées ?
Que ne m’as tu mise en terre, parti seul aux vents amers ?
Ho mon Alphonse éperdu, vois, quand je me tue ! Lire la suite

Publicités

#15 Maîtresse profonde

Cantatrice de mes diatribes ensommeillées,
Réveille-moi de tes si langoureuses mains.
Par caresses, écarte mes rêves délayés
Et fais-moi promesse des meilleurs lendemains.
Harasse de griffures mon dos de falaise,
Goûte de tes dents la chair vierge de mon cou
Et laisse sourdre en moi – Joie ! – cette extase anglaise ;
Ressens-la m’envahir peu à peu par à coups

Lire la suite

#5 Alain

        Il voyage en solitaire…
Le dimanche à Tchernobyl il y a toujours cette légère éclaircie sous les yeux du volontaire. Etrange été, où la nuit je mens, dans mes prisons de l’irréel… Douce fantaisie militaire ; dans tout ça j’passe pour une caravane. Alors, aux grands voyageurs, je leur crie : « Bombez ! Faites Monter ! » et mes bras enserrent le grand vertige de l’amour. Sommes-nous … tel… ? Faisons envie… Je ne sais. En attendant je me dore, malaxe. C’est au 2043, Samuel Hall. Il y a ici une petite entreprise, sorte de bijou-bijou inachevé. Qu’y-a-t-il à apprendre que l‘on ne sache, nous les résidents de la République ? Là, Madame rêve ; ici, Martine boude ! Ce décor de cantique des cantiques fait suffoquer les dames aux fourrures angoras…

Lire la suite